Les erreurs alimentaires, rançon de la civilisation industrielle, associées à la sédentarité et au tabagisme, sont responsables de l’augmentation importante de la prévalence des surcharges pondérales, des affections métaboliques et des maladies cardio-vasculaires.
La véritable « épidémie » de diabète à laquelle nous assistons en est une dramatique illustration.
Le « bien manger » est un art qui tend à se perdre et devrait être enseigné dès l’école. L’alimentation idéale devrait couvrir les besoins essentiels, éviter à la fois les risques de surcharge et de carence, et préserver le plaisir de la table.
Les conseils diététiques ne doivent pas être trop contraignants.
Si nous voulons obtenir une adhésion au long cours à nos recommandations, nous devons bannir le concept trop rigide de régime au profit de celui d’une alimentation équilibrée, adaptée à chaque cas, facile à suivre et au besoin gastronomique.
Les aliments ingérés sont transformés en nutriments, directement utilisables par l’organisme. Les macro-nutriments fournissent les calories (4kcal par gramme de protéines et de glucides, 9 kcal par gramme de lipides).
Les protéines sont les nutriments de la croissance et de l’entretien de la masse « maigre »
Les lipides ou graisses sont les nutriments de l’énergie de réserve stockée dans le tissu adipeux. Il est souhaitable de privilégier les graisses insaturées apportées par les poissons et l’huile d’olive… si on veut réduire le risque de surpoids et de maladies cardio-vasculaires.
Les glucides ou sucres sont les nutriments de l’énergie disponible. Un apport suffisant, surtout sous forme complexe (pain, céréales, féculents, légumes secs,…) est indispensable, même en cas de diabète ou d’obésité.
Enfin, l’alimentation doit encore apporter de l’eau, des sels minéraux et des oligo-éléments, des vitamines et des fibres. A cet égard, c’est la diversité de l’alimentation, et une consommation régulière de fruits et de légumes qui fournissent le meilleur cocktail.
En définitive, l’équilibre alimentaire est assuré par une alimentation diversifiée et une limitation des apports en graisses et donc en calories.
L’espérance et le confort de vie augmentent régulièrement grâce aux progrès de la médecine. De bonnes habitudes alimentaires, associées à la pratique régulière d’une activité physique, à la suppression du tabagisme et d’une consommation excessive d’alcool, doivent participer à cette amélioration.
Bon appétit !
Professeur Marc Leutenegger
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