Stocker et conserver

Il existe de nombreuses façon de stocker nos aliments en fonction de leur nature. Retrouver comment les conserver au mieux.

Sécurité alimentaire

A propos d’une enquête publiée dans l’Express n°3241

Il devient difficile de se retrouver dans les multiples recommandations nutritionnelles parfois contradictoires.

En effet, en une dizaine d’années, la mondialisation et la grande distribution ont bouleversé ce que nous mangeons.

Les aliments importés sont source de nouveaux risques sanitaires d’autant plus que leur traçabilité est très insuffisante.

L’enquête publiée dans l’Express donne de nombreux exemples de contamination d’aliments industriels par des virus, des bactéries, des métaux lourds, des pesticides, des antibiotiques.

Comment se protéger au mieux de ces contaminants ?

En variant son alimentation pour répartir le risque et en prenant quelques précautions :

  • Les fruits et légumes gardent tout leur intérêt à condition de les laver soigneusement à l’eau potable.
  • Le poisson, pourtant excellent pour la santé, ne doit être consommé que deux fois par semaine car il est très exposé aux contaminants tels que le mercure et le cadmium dont l’accumulation est dangereuse à long terme.
  • Se méfier des offres alléchantes et des produits «low cost ».
  • Respecter les règles d’hygiène alimentaire, en particulier en ce qui concerne la conservation et la cuisson, surtout pour la viande.
  • Ne pas utiliser des couverts en plastique.

M.L 10/2013

Du « doggy bag » au « gourmet bag »

Quelques chiffres…

Un tiers de la production alimentaire mondiale est perdue ou gaspillée chaque année.
En France, on estime que chaque personne jette en moyenne 20 Kg d’aliments à la poubelle dont 7 encore emballés.
Le secteur de la restauration est à l’origine de 14% du gaspillage alimentaire.

Prise de conscience…

C’est dans ce contexte que le Parlement européen a voté début 2012, une résolution visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025.
C’est sous cette impulsion que 11 mesures concrètes, signées et soutenues par l’Etat et également par les professionnels de la restauration, ont vu le jour en 2013.

Nouveau concept…

Une de ces mesures vise à développer l’utilisation du « doggy bag ». Ce concept a pour objectif de pouvoir emporter ce qui n’est pas terminé dans son assiette et ainsi éviter de gaspiller.

Rappelons que depuis le 1er janvier 2016, seul le tri sélectif est obligatoire, alors que le doggy bag est fortement recommandé.

Afin d’en savoir plus sur l’utilisation du « doggy bag », une enquête nationale a été réalisée avec 2700 réponses :

  • 59 % des personnes interrogées disent ne pas toujours finir leur assiette
  • 75 % sont prêtes à utiliser le « doggy bag »
  • 90 % sont favorables à une promotion de cette initiative.

Cependant, en France il n’est pas coutumier d’emporter ses restes et plusieurs freins persistent :

  • Cela peut renvoyer à une image « grippe-sou ».
  • Il existe, une réelle incompatibilité culturelle. En effet, le « doggy bag » renvoie à une alimentation individualiste, alors qu’en France le repas reste un moment de partage et de convivialité.
  • Par semaine, un anglais prend 13 repas sur 14 à l’extérieur contre 4 pour un français, d’où une utilisation plus large.
  • Les restaurateurs craignent des problèmes d’hygiène.
  • Les récipients représentent un surcoût.

En réponse à ces freins, la Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) Rhône-Alpes a mis en place une nouvelle communication, ainsi qu’une nouvelle appellation. Le « doggy bag » prend désormais le nom de « gourmet bag » avec pour slogan : « C’est si bon, je finis à la maison. »

Vous pouvez retrouver après une présentation du concept, la liste des restaurants engagée à ce jour (uniquement sur Lyon, où les restaurateurs sont précurseurs de cette initiative), ainsi qu’un kit « gourmet bag » à télécharger (logo, stickers, flyers, affiches…).

Vous pouvez, également devenir ambassadeur de cette démarche en la présentant aux restaurateurs près de chez vous. (Un kit de communication est disponible dans la rubrique téléchargement.)