Senior

Bien vivre pour bien vieillir

Dans ce dossier relativement complet et bien construit, nous avons retenu le chapitre consacré à l’alimentation sous le titre « les nouvelles recettes de jouvence ».

Sans revenir sur les principes élémentaires d’une alimentation équilibrée que rappelle rapidement l’article (intérêt des protéines, des oméga 3, d’une préservation du capital osseux par un apport suffisant en calcium et vitamine D et une limitation de la consommation de sel, nous souhaitons souligner deux notions importantes :

  • L’une bien connue est l’intérêt des antioxydants pour lutter contre le vieillissement et protéger le système cardiovasculaire. Ils sont abondants dans les fruits et légumes frais.
    Parmi eux des vitamines (A,C,E), des oligoéléments (sélénium, zinc, lycopène,         anthocyanes) .
  • L’autre de découverte plus récente, évoque les bienfaits des polyphénols et en particulier du resvératrol, des curcuminoïdes, et de la quercine. On trouve ces molécules dans les aliments « plaisir » (chocolat, thé, vin…)

Les sources alimentaires des principaux anti-oxydants

vitamine A carottes, mangues, abricots, melons, beurre
vitamine C oranges, kiwis, citrons
vitamine E avocats, baies de gogi, brocolis, germes de blé, amandes, noisettes
sélénium poissons gras, volailles, fromages, lentilles
lycopène tomates, pastèques
zinc crustacés
anthocyanes myrtilles, cassis, cerises noires

Manger rouge pour rester vert

Un livre publié récemment par le docteur   HOUDRET   rappelle l’intérêt d’une consommation d’au moins cinq rations de fruits et de légumes par jour, l’une des recommandations  « phare » du PNNS, mais souligne surtout que c’est dans les fruits et légumes pigmentés de rouge (ou orange et noir) que l’on trouve le plus d’antioxydants tels que les xanthines, le lycopène (tomates),  les caroténoïdes, ce qui en fait de véritables aliments de jouvence.

Il s’agit essentiellement des fruits rouges tels que  framboises, fraises, myrtilles,  mais aussi cranberries, baie de goji, grenades, melons,  raisins noirs et des légumes colorés : tomates, carottes, poivrons, betteraves, choux rouges, radis et de certaines épices  comme le curry, la cardamome, le paprika.

Les aliments peuvent être consommés crus mais également cuits car la cuisson n’altère pas les antioxydants.

En pratique le Docteur HOUDRET conseille au moins un plat à base de légumes ou fruits rouges par repas une fois par jour.

Boîte à outils : prévention de la dénutrition chez les seniors

La dénutrition en France  concerne 4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile. Tout amaigrissement peut entraîner une dénutrition ayant un impact important sur la santé : diminuer la mobilité et augmenter le risque de dépendance.
Nous vous proposons un livret qui a pour objectif d’accompagner les aidants et les personnes concernées par le risque de dénutrition à trouver des « trucs et astuces » pour le prévenir dans leur quotidien.

Livret dénutrition – Maison de la Nutrition

Le syndrome de fragilité chez le sujet vieillissant

Syndrome clinique lié au vieillissement dont l’expression clinique st modulée par des comorbidité ou des facteurs phycologiques, sociaux, économiques et comportementaux, il mérité d’être reconnu ar i est un marqueur de risque de mortalité et de dépendance et que contrairement à celle-ci il est réversible par une prise en charge précoce et adaptée.

Fried a décrit un phénotype de fragilité chez une personne de plus de 65 ans définie par 5 critères

  1. La perte de poids involontaire depuis 1an
    évaluée par une pesée. Perte ≥ 4.5 kg ou ≥ 5 % du poids au cours de l’année précédente)
  1. La sédentarité
    évaluée en posant la question suivante au patient « quel est votre niveau actuel d’activité physique ?»
  1. La sensation d’épuisement
    évaluée par un interrogatoire du patient
  1. La vitesse de marche ralentie
    évaluée sur une distance de 4 m. Vitesse ralentie si < 1m/s
  1. La baisse des capacités physiques
    évaluée par l’incapacité de se lever d’une chaise plus de 5 fois sans utiliser les mains

Après évaluation, un patient est considéré comme :

  • Robuste : s’il ne présente aucun critère
  • Pré-fragile : s’il présente 1 ou 2 critères
  • Fragile : s’il présente 3 critères ou plus

Le repérage de la fragilité peut se faire par des tests simples et par des questionnaires (cf réf Haute Autorité de Santé : comment repérer la fragilité en soins ambulatoires ? juin 2013). Le test de vitesse de marche sur 4 mètres ou la capacité de se lever d’une chaise plus de 5 fois sans l’aide des mains sont les plus utilisés.

Les causes les plus fréquentes de la fragilité sont liées :

  • A des pathologies diagnostiquées ou non
    exemples : le diabète, la sarcopénie (fonte musculaire), l’insuffisance cardiaque, la dégénérescence maculaire, la perte d’audition, …
  • Des facteurs de risques liés au mode de vie
    exemples : la sédentarité, la malnutrition, l’environnement socio économiques (isolement, précarité financière etc, …)

Les interventions proposées impliquent après une évaluation globale de la situation :

  • Une prise en charge thérapeutique optimisée des comorbidités
  • Une prise en charge non médicamenteuse
  • Mise en place d’intervention préventives et curatives personnalisées notamment dans les domaines suivants :
    • L’activité physique : des exercices adaptés en fonction des domaines déficitaires (renforcement musculaire, endurance ou équilibre, éviter les chutes)
      ->réserver la mobilité et les performances physiques
    • La nutrition : recommandation simple ou programme élaboré par une diététicienne
      ->garantir le statut nutritionnel
    • Les fonctions cognitives : exercices de stimulation de la mémoire
      ->maintenir les performances cognitives
    • L’environnement socio-économique : mise en place d’aides sociales
      ->prévenir la perte d’autonomie

En résumé, le syndrome de fragilité ce sont :

Des symptômes Un risque élevé
  • Perte de poids
  • Faiblesse musculaire
  • Fatigue
  • Anorexie
  • Inactivité
  • Chutes accidents
  • Hospitalisations
  • Maladies aiguës
  • Incapacités
  • Dépendance
  • Institutionnalisation
  • mortalité